Faire le bon choix!

février 4, 2010

Du coiffeur à l’architecte… en passant par le designer!

On change de ville… Trouver un coiffeur… l’angoisse… on devient insécure… on scrute, on cherche, et on regarde… On demande des références afin de trouver la perle rare… Pour les mieux nantis, on regarde les meilleurs salons… D’autres s’échangeront secrètement des noms… mais bien souvent… on garde égoîstement l’identité de son coiffeur pour soi… surtout vis à vis ses collègues de bureau.

Bien sûr, il y a davantage de coiffeurs que d’architectes et de designers sur cette terre… mais cette prémice ne devrait pas être l’excuse aux situations dont nous avons été témoins au cours des dernières années, particulièrement des derniers mois.  Nous avons eu l’idée de ce billet suite à de nombreuses expériences vécues par de récents clients. Nous avons ‘récupéré’ des mandats de confrères suite à l’appel de clients frustrés et insatisfaits de leur relation avec leur professionel. Loin de nous l’idée d’affirmer que nous sommes les meilleurs… nous pensons avoir causé le même genre de frustations à certains de nos clients dans le passé.

Ce que nous observons aujourd’hui est particulièrement préocuppant. On magazine pour une voiture pendant des mois,  mais on choisi un professionnel après une entrevue d’une heure… Pire, on ne les comparent pas… Cette relation devient rapidement coûteuse pour le client en temps, argent, et dépenses résultantes. Les clients s’enlisent dans des relations émotives disfonctionnelles et ne savent plus comment en sortir. La situation observable: un règlement hors cour, des milliers de dollars dépensés, et des années perdues. Pire… avec des plans partiels, les clients s’imaginent pouvoir les faire compléter par un professionnel remplaçant… encore là… erreur!

Pour vous éviter ces traumatismes, faites vos devoirs.

1. Déterminer votre budget de projet. Prévoyez 30% aux fins cet exercice et vérifiez votre niveau de confort avec la situation (le projet que vous avez en tête évoluera avec l’apport du professionel… à l’encontre de votre budget qui lui, reste bien réel).

2. Vos professionnels vous coûteront cher… prévoyez une portion d’environ 5 à 10% pour leurs honoraires. Si on vous offre des services à bas prix, ils risquent de vous coûter très cher en mode réalisation… A ce stade… les dépenses de professionnels vous paraîtront insignifiantes en relation avec les coûts réels de votre projet. Des dessins bâclés causent des erreurs de construction coûteuses qui se terminent souvent par des compromis fâcheux sur le chantier.

3. Une fois l’aspect financier réglé de votre côté… Cherchez le bon match… Comme pour le coiffeur… regardez la clientèle du professionnel… Correspond-telle à votre profil? C’est souvent un bon indicateur. Par exemple, la pratique commerciale n’a rien à voir avec la pratique résidentielle… Une pratique de gros projets est bien différente d’une pratique de petits projets.

4. Le portefolio… si important… les réalisations passées sont garantes de l’avenir… le professionel maîtrise-t-il le style qui vous fait rêver? Les composantes qui feront de votre projet quelque chose qui vous ressemblent? Ou encore vous convaincra-t-il de marier vos goûts à sa vision? Attention aux références polies… Souvent, les gens n’admettront pas leur erreur sur le choix de leur professionnel…  allez le fonds de choses!

5. Le professionnel est-il familié avec les normes en vigueur pour l’exécution de votre projet? Ex: règlements de copropriété, règlements municipaux, etc… Prenez garde…. certains contextes peuvent rendre les choses très difficles pour des professionels compétents mais non expérimentés avec ces environnements complexes, souvent politisés, et presque en tou temps hostiles aux changements.

6. La chimie… Bien sûr… ce n’est pas un mariage… mais à l’image d’un rendez-vous galant… si vous tentez de séduire votre professionnel sans lui donner l’ensemble des données et pensez que tout s’arrangera naturellement…vous vous trompez probablement! Donnez-lui l’heure juste sur vos attentes, votre tempérament, et les éléments qui peuvent mettre en péril le projet. La même prémice s’applique au professionnel aussi…

7. La disponibilité… Et oui… un projet prend beaucoup de temps… mais surtout, comme toute oeuvre de création, il doit évoluer. Prévoyez longtemps d’avance l’engagement du professionnel pour vous permettre de cheminer avec votre projet. Investissez dans les réunions avec votre professionel… Ce temps deviendra une économie lors de la phase de réalisation. Les idées qui vous seront présentées par le professionnel ne sont pas les vôtres… et vous vous devez de prendre le temps pour y réfléchir. Bien souvent, la période de conception étant courte, le cheminement se fait pendant la réalisation et les changements abondent car vous êtes face à  vos décisions… que nous n’avez pas eu le temps de digérer…

8. Le processus est aussi important que le résultat. Concevoir et construire un projet peut prendre plusieurs mois, voir plusieurs années…. Le focus doit rester positif pendant le projet. Bien sûr il y aura des embuches et des pépins… des déceptions et des querelles…. mais gardez en tête que la relation et l’expérience que vous tirez du projet se résume à plus qu’une finalité et un budget… Cette philosophie sera gagnante à tout point de vue pour les parties impliquées.

Enfin, lorsqu’un client vous confie, une fois le projet terminé qu’il recommencerait demain matin le processus (malgré les hauts et les bas du projet)…. Vous savez que votre match était bon….  A l’opposé, la mauvaise coupe de cheveux…. que nous avons tous vu… on  s’en souvient encore… mais heureusement… les cheveux, dans leur cas…  repoussent et se recoupent…

La démolition commence…

janvier 14, 2010

Et voilà… la démolition du 594 landsdowne débute. Petits trucs pour nos lecteurs:

1. Il vaut mieux donner un contrat de démolition à une entreprise que d’engager directement des ouvriers pour le faire… Pourquoi? Parce que statistiquement, c’est une des opérations d’un chantier qui comporte le plus d’accidents et qu’il vaut mieux ne pas être le maître d’oeuvre de ce chantier, mais plutôt le client en cas d’accident. Faites soumissionner différents entrepreneurs en démolition. Vous serez surpris des écarts des différentes propositions. Cette discipline est particulièrement arbitraire en estimation, vous pouvez obtenir du simple au double dans les prix. Demander des renseignements sur les méthodes proposées. Tentez de limiter l’impact sur vos voisins… un nettoyage des fenêtres  peut être assez coûteux…. surtout si vous devez le faire pour la rue complète!

2. Ce type de travail physique et pénible est parfois exécuté par des ouvriers sans cartes de compétence… Vous ne voulez pas être pris en flagrant déli au jour 1 d’un chantier par l’inspecteur de votre municipalité. Assurez-vous que votre entrepreneur en démolition est en règle et laissez-lui la responsabilité de se conformer à la règlementation en vigueur.

3. Prenez le temps d’enlever vous-même les éléments que vous souhaitez conserver ou vendre… (chandelier, quincaillerie, etc…). Vous risquez de mauvaises surprises et de gros malentendus si vous confiez ces tâches… Et bien sûr… faites-le avant le début des travaux! N’entreposez rien sur un chantier de démolition… vous risquez de le perdre. Pour les ramasseux qui pensent déménager les armoires de cuisine dans le futur chalet… oubliez ça!

4. Tentez de vendre les éléments qui ont une valeur marchande tel que les vieux électros. Affichez les sur une site web et donnez-vous quelques jours pour liquider la chose… Ensuite, basardez. Ceci doit être fait avant le début du chantier.

5. IDENTIFIEZ clairement ce qui doit être démoli… ne vous gênez pas pour peindre sur les murs avec des ‘X’ ce que vous souhaitez voir démoli. Petite expérience personnelle: Nous avons retrouvé dans le fonds du container un vitrail d’une qualité évidente… le seul de la maison… CE QUI EST ÉVIDENT POUR VOUS NE LEST PAS TOUJOURS POUR LES AUTRES!

6 Assurez-vous que votre permis de construction est en règle… et que les autorités municipales sont informées du début des travaux et de la présence d’un container à déchêt sur votre propriété. Avisez vos voisins, planifiez l’endroit ou le container à rebus sera installé… et prévoyez la disponibilité d’un plombier et d’un électricien pour les débranchements à faire avant la démolition.

7. Finaliement… avisez votre assureur que vous démarrez votre chantier… ceci peut avoir une incidence importante par la suite en cas de sinistre.

Enfin… le Demolition party est une autre approche, plus amusante…. mais elle coûtera probablement davantageque les 12 pizzas une fois le projet terminé; vous aurez semé 1000 projets de réno dans l’imaginaire de votre équipe…

M+R

L’ABC de la parfaite cuisine

décembre 27, 2009

L’ABC de la cuisine parfaite… marque le premier article d’une série que nous écrirons sur les projets usuels de rénovation tels que la cuisine, les salles de bain, le remplacement des fenêtres, l’aménagement extérieur, l’ajout de moulures, le choix des couleurs, le remplacement et la réparation des planchers, etc… Ces courts articles n’ont pas la prétention de remplacer l’avis des professionnels du bâtiment, mais plutôt de vous permettre de réfléchir davantage à votre projet et vous sensibiliser aux risques d’erreurs coûteuses et facheuses que vous pourriez commettre au stade de la conception de votre projet. Les photos utilisés dans cette article provienne d’une série faite à notre maison par le photographe Françcois Roy du Journal La Presse. Vous pouvez voir toutes les photos de cette série en cliquant sur le lien suivant: http://photos.cyberpresse.ca/montoit/3-241/habitation/jolie-residence-de-westmount/?unique=1307703960177849#enVedette/0/recherche/Rechercher%20un%20album/0/onglets/3/27/album/241/3778/

 Au cours des 10 dernières années, nous avons conçcu des dizaines de cuisines autant pour des particuliers que des professionnels. Nous avons pu valider nos hypothèses, et aussi expérimenter notre propres réalisations, choix d’équipements, et de finitions, en plus d’avoir la chance d’échanger avec de nombreux clients et consultants sur leur propres expériences. Nous espérons que ces observations pourront vous être utiles.

1. Planification – l’organisation de l’espace…

Il faut commencer par identifier les flux de circulation de l’espace, soit l’accès à la salle à manger, et généralement à l’extérieur. Les percements et vues sont à considérer à cette étape.Ensuite, on établie la relation entre les flux de circulation et les pôles d’activité, soit le lavage, la cuisson, et la réfrigération. En général, la réfrigération, le lavage, et la cuisson forment un triangle dont la somme des trois côtés ne doit excéder 25 pieds afin de rester conviviale et pratique. On place la réfrigération a proximité de l’entrée de la cuisine ou de son accès à la salle à manger avec un comptoir attenant. On place le point d’eau au centre ou face à la fenêtre selon les contraintes de l’espace. On privilégie un mur extérieur pour le four, ca rend l’installation de la hotte plus simple.

2. Composition, rythme et ouvertures

 C’est à cette étape que le concept se dessine… Désire-t-on une cuisine ouverte, fermée, conviviale, ou de préparation, showcase, ou fonctionnelle? Désire-t-on un ilot, des armoires ouvertes, fermées, des rangements plein hauteur, etc… En fonction des souhaits établis, le concept s’organise autour des équipements importants (évier, four, frigo, lave-vaisselle, cellier.

Les petits trucs à ne pas oublier :

Si l’espace le permet, isoler le bloc des armoires autour du frigo pour permettre un frigo de 27 ou 30 pouces plutôt que d’avoir à dépenser pour un frigo d’une profondeur de 24 pouces si on désire un visuel harmonieux.

Eviter de coller le frigo contre un mur latéral. Il faut habituellement prévoir un dégagement de 3 à 4 pouces pour permettre, une fois la porte ouverte, d’ouvrir les tiroirs du frigo.

Penser à prévoir du rangement plein hauteur, au  moins 36 pouces de largeur…    On en a jamais assez!

Prévoir 15 pouces de comptoir de chaque côté du four afin de faciliter le travail et simplifier le nettoyage.

Placer le lave-vaisselle à droite de l’évier, le tiroir à ustensile à gauche.

Trouvez un endroit pour le micro-onde, et la cafetière, au début du projet. Ces éléments sont souvent laissés pour compte et gâchent visuellement un résultat qui aurait voulu être harmonieux.

Enfin, il faut prévoir au moins 42 pouces  de comptoir sans interuption ni angle pour avoir une aire de préparation conforable… Couper un piment prend plus d’espace que l’on pense… C’est un must!

3. Le design visuel – Modulation des armoires.

 Il n’y a pas de règles absolues, mais l’expérience nous porte à croire que la régularité des armoires hautes (au dessus du comptoir)  est plus importante que celle des armoires basses, puisqu’elles sont à la hauteur des yeux. Pensez donc à ces armoires en premier, en débutant avec celles qui entoure la hotte de cuisine. Une bonne largeur de porte est 15 pouces, au pire 18, jamais moins de 12 pouces ou plus de 21 pouces. Le deuxième espace à considérer est le secteur de l’évier. Ensuite on enchaine avec le reste.

 En hauteur, les armoires hautes sont idéalement 16 pouces du comptoir, afin de donner un bon dégagement visuel malgré la norme à 12 pouces. (Ne pas oublier le cache néon qui mesure environ 2 pouces de hauteur). Si vous en avez la possibilité, étirez les armoires jusqu’au plafond, ce qui donne plus de rangement, en plus d’éviter la poussière.  Cette règle s’applique à la norme 24 pouces de profondeur pour les armoires basses et 12 pouces pour les armoires hautes. Si l’espace vous le permet, en utilisant 27 pouces de profondeur pour les armoires basses et 15 pouces pour les armoires hautes (tellement mieux pour les assiettes de service!) cette dimension monte à 18 pouces au minimum.

Enfin, la correspondance des lignes verticales entre les armoires hautes et basses n’est pas une règle absolue, voir même difficilement réalisable. Tentez plutôt, pour les armoires basses, d’avoir un rythme régulier avec des modules variant entre 15, 18, et 24 pouces. Un bon truc consiste à prévoir un panneau de tiroir de 5 pouces continu sous le comptoir afin d’appuyer visuellement la ligne du comptoir. Ce panneau de tiroir peut être attaché à une porte ou encore à un tiroir selon l’usage de l’espace.

Le coup de pied est essentiel au bas des armoires. Cependant, il est recommandé de l’arrêter sur une paroi solide lorsque l’on peut l’apercevoir de côté.

Le positionnement de la poignée se fait selon une méthode précise… ne pas laisser cette initiative à l’installateur..  Eviter les façades de tiroirs trop basses puisqu’elles limitent l’opportunité d’y placer une poignée. Eviter également les modèles de porte trop moulurées… elles sont dispendieuses en plus d’être diffile d’entretien. Au pire… si vous y tenez vraiment, garder les pour l’office ou la pantry (espace de service transitoire entre la salle à manger et la cuisine).

 Enfin, attention aux accessoires de quincaillerie pour les cuisines. Ces accessoires sont très couteux et comme dans tout commerce, c’est avec les options que les profits sont réalisés.

4. Les plans de travail

 Quartz, marbre, stratifié, acier inoxidable, béton, granit, bois, plastique, les options sont infinies… et les budgets aussi.

 La première règle… choisir un matériau pour ce qu’il est… les stratifiés imitant les bois naturels ou granit sont généralement des erreurs comme les quartz imitant le granit.

La deuxième règle, l’entretien. Le marbre peut être magnifique… mais requiert un  constant souci d’entretien du à sa porosité et sa faible protection aux acides. Il  peut toutefois faire le meilleur comptoir à pâtisserie… Le granit est un très bon choix, mais ses couleurs et veinage ne plaisent pas à tous. Dans les cas ou vous choisissez un matériau pourvu de veinage, renseignez vous sur la modulation du veinage lors des coupes des dalles de marbre. Si possible, demandez pour un assemblage en ‘book match’. Plus dispendieux, mais comment plus réussi. Le quartz est notre choix pratique et esthétique… car il représente le meilleur compromis pour une cuisine moderne. Nous avons aussi utilisé le bois dans certains projets d’allure rustique… c’est très bien mais fragile…

5. Les dosserets

Encore une fois… les possibilités sont infinies… Puisque c’est l’élément qui a un très grand impact visuel dans la cuisine, il est recommandé d’y aller avec sobriété et intemporalité… Eviter les choix tendances et les motifs à la mode…  Ces éléments se démoderont rapidement et donneront à votre projet un look dépassé très rapidement… ce qui est malheureux compte tenu de l’argent investi.

6. L’éclairage

La règle d’or… il n’y en aura jamais trop… Diversifiez les sources avec des contrôles individuels munis de gradateurs et vous pourrez contrôler l’ambiance recherchée selon l’activité que vous pratiquez dans la cuisine (préparation, entretien, repas, cocktails, etc.).

Les encastrés doivent être positionnés environ 6 pouces devant les comptoirs pour éviter les ombres projetées lorsque vous préparer la nourriture. Doublez ou triplez  la rangé pour assurer un éclairage uniforme dans la pièce. Choisissez un encastré qui est ‘recess’ c’est-à-dire dont l’ampoule est caché dans le réceptacle. Ce type d’appareil dissimule la source de lumière et n’est pas       éblouissante lorsque vous regarder le plafond.

Les chandeliers ou suspensions sont d’office au dessus d’un ilot mais prévoyer tout de même des encastrés pour éviter les zones sombres, surtout sur l’ilot qui doit être le centre d’attention.L’éclairage sous les armoires est un must. A ne pas oublier.  Enfin, l’éclairage dans les armoires vitrées peut également donner une touche feutrée et raffinée à votre projet. L’usage de miroirs peut augmenter ce type d’effet.

7. Céramique ou bois franc, liège ou autre…

Le combat entre confort et facilité prend tout son sens ici… La céramique est une évidence pour tous mais comporte deux désagréments importants… soit… sa dureté pour les genous. Les pros vous le confirmeront… les planchers en céramique n’ont aucune absorption des vibrations, transférant ainsi aux articulations les chocs multiples des nombreux pas qu’on y fait. Une bonne paire de chaussure peut limiter ce problème, mais il n’en reste que cette situation est loin d’être idéale. L’autre problème… son aspect froid que nous devons mitiger avec l’ajout d’un plancher chauffant. Évidement, lors d’une rénovation, vous aboutirez avec un seuil… puisqu’il vous sera impossible de conjuguer avec l’épaisseur des parquets existants… ce qui n’est pas toujours intéressant si vous optez pour un concept à aire ouverture ou vous devrez implanter une délimitation forte.  Autre préconception, les planchers chauffants ne sont pas conçus pour chauffer… mais pour offrir un confort. La température requise pour chauffer un espace seulement par l’emploi du plancher chauffant risque d’engendrer la transpiration sous les pieds…

Si vous optez pour le bois… un plancher fini à l’huile ou à la cire sera plus facile à entretenir, préférablement avec une finition patinée pour camoufler les petits accidents du quotidien.

Alors voila pour les conseils qui vous mèneront vers une cuisine bien pensée, agréable, et fonctionnelle. Que le style soit zen ou rococco, les principes énoncés guiderons vos décisions vers un espace cohérant, fonctionnel et agréable.

M+R

Faisant suite au projet du 70 Rosemount Crescent, nous avons entrepris quelques projets pour des particuliers à Westmount et Outremont. Parallèlement, nous avons eu l’opportunité d’acquérir une autre propriété dans le but de la rénover,  la décorer et y habiter pour quelques temps avant de la revendre. Cette propriété située encore à Westmount, sur la rue Lansdowne et fait partie d’un ensemble de 12 maisons en rangée de style Edourdien construites en 1920.

Elle possède une superfice de 3600 pieds carrés distribués sur 3 niveaux, 3.5 salles de bain, 4 chambres, de grandes pièces d’apparat, 2 cages d’escaliers, et un  sous-sol disposant d’une belle hauteur sous plafond. Un petit jardin et un garage double détaché complète cette propriété.  Le projet vise à transformer l’aménagement formel de cette maison en aménagement convivial reflétant le mode de vie des familles d’aujourd’hui.  Pour y arriver, l’ensemble du rez-de-chaussée a été repensé. Un axe visuel sera créé de l’entrée jusqu’à l’arrière de la maison à travers une enfilade de pièces. La pièce centrale de la maison, la salle à manger s’ouvriera  maintenant complètement sur la très grande cusine qui, à son tour, s’ouvriera sur la cour arrière suite à la démolition du tambours existant.

Le corridor de service sera enlevé pour agrandir le salon principal. Les boiseries de chène seront repeintes pour alléger l’ambiance (eh oui…. nous oserons preindre des boiseires…) une partie de la cage d’escalier sera démolie pour ouvrir l’espace sur l’étage supérieur. L’ensemble des parquets seront remplacés par des planchers de chène français avec une patine finie à l’huile. Bref, nous tenterons de redonner un esprit classique europeen empreint de modernité à cette maison d’une autre époque.

A l’étage, la suite des maître sera repensée pour y aménager un dressing room et y agrandir la salle de bain. L’autre salle de bain sera refaite complètement avec un aménagement pratique pour les enfants. La fenestration des chambres arrières sera agrandie par l’installation de fenêtres à guillotine pour en augmenter l’agrément.  Au sous-sol, une très grande salle familiale au confluant des deux cages d’escalier sera aménagée. Attenant à cet espace principal, nous pourrons trouver une salle de jeu, une salle de bain, et enfin les espaces fonctionnels.

Enfin, l’ensemble de la fenestration sera remplacée, et un air climatisé sera installé à l’étage. La projet durera 16 semaines avec un budget important compte tenu de l’ampleur des travaux! Cet article marque le début du projet, suite à l’obtention du premier permis de construction, soit démolition et réaménagement intérieur. Le chantier débutera le 10 janvier et durera 4 mois. Durant cette période, nous vous ferons part des trouvailles et problèmes que nous rencontrerons…

Au plaisir d’échanger avec vous!

M+R

Désolé pour cette longue absence… notre projet de rénovation à siphonné toutes nos énergies durant les 5 mois qu’il aura duré. Au bilan, un grand succès…

Le projet: Rénovation complète d’une maison historique patrimoiniale de 3 étages à Westmount, sur un terrain à forte dénivellation. Le projet aura duré 5 mois, avec une coût de construction qui a dépassé largement le budget initial, et avec une couverture médiatique de première ordre. 2 pages complètes dans La Presse, la page couverture de Homes and Lands, la page couverture du spécial Noel de Maison et demeure et enfin, les journaux locaux de Westmount. La maison fut vendue en 5 semaines après sa mise en marché.

Au bilan des bons coups et des moins bons…

Les bons:

1. La vision

Avoir bien acheté… Nos compétences respectives, jumelées à l’aide d’une très bonne agent d’immeuble, Marie Sicotte du groupe Sutton, nous a menée à l’acquisition de cette petite maison, sans grand intérêt sur le marché de part ses dimensions restreintes,  son site particulier, et son état général. En fait, le voisinnage nous a confié, une fois le projet complété, leur grande inquiétude sur l’avenir de cette propriété qui risquait d’être rasée puisque non récupérable… Notre vision du projet était de convertir cette très petite maison de 3 chambres et 2 salles de bain aux dimensions réduites, en une maison d’une chambre à coucher avec dressing et grande salle de bain. D’une très petite maison, elle offrirait maintenant les même caractéristiques des condos grand luxe du quartier tout en offrant un terrain, une architecture typée, et une valeur unique.

2. La planification et la concertation

Un édifice classé patrimoine, une règlementation des plus rigides, et un calendrier de réalisation serré.  Nous avons rencontré les autorités décisionnelle de la municipalité avec un projet préliminaire afin d’avoir leur appui. Ce projet avec 3 façades classées, et une morpholgie incompatible avec nos besoins, et l’envergure de notre projet nous portait à croire, malgré notre expérience solide dans cette municipalité, que l’obtention des permis serait longue et pénible. Plutôt que de combattre Goliath, nous avons suivi ses conseils, avons modifié certains détails et avons ainsi pu obtenir le premier des 4 permis que nous aurions à gagner au cours du projet, soit la démolition et réam.nagement intérieur; suivrait le permis pour la restauration extérieure, aménagement paysager, et installation d’une sculture dans le jardin.

3. Une vision intégrée du projet

L’architecture, le design, l’aménagement paysager, et la décoration ont été planifiées et conçues conjointement par notre équipe. Plusieurs erreurs ont donc été évitées durant le projet… et le résultant en fut donc bonifié. L’idée directrice était donc de faire le mieux avec le canevas qui nous était donné… et non de le combattre. L’ensemble des interventions sur le bâtiment en respectait la nature ‘patrimoiniale’ et tout ce qu’on lui ajoutait était contemporain… établissement un dialogue entre la modernité et la tradition. Les ouvertures, les axes, les finis, et les vues ont été pensées pour agrandir l’espace, principale contrainte du projet.

4. Un travail d’équipe

La grande complexité du projet a nécessité une équipe d’artisans dédiés… et patients… Le projet a fait l’objet d’un travail concerté de menuisiers, ébénistes, maçons, frigoristes, electriciens, plombiers, et peintres… La direction de l’équipe et la coordination des différents corps de métier souvent dans des espaces exigues ont été au coeur de nos préocupations.

Les moins bons coups….

Le syndrome du tant qu’à faire…

Notre budget a bien sûr été victime de notre émotivité… et disons le… de notre souci du détail… Nous avons trouvé de la miuf à l’inspection, mais avons déduit qu’il n’y en avait que dans la cuisine de part l’époque des dernières rénovations. Malheureusement… il y en avait partout! De démolition partielle…. nous avons démolie l’ensemble des intérieurs. A chaque mur enlevé… de nouveaux constats: poutres pourries, vide sanitaire non étanche, grenier mal ventilié,  etc… Bref…. l’usuel… et sans regret…. mais faut il encore avoir les moyens de s’en laver la conscience… Un conseil….. ne jamais sous-estimer les problèmes possibles…

Le passé n’est pas garant de l’avenir…

Ce n’est pas parce qu’une recette a bien fonctionné dans le passé… qu’elle sera encore un succès… Nous avons évité certaines validations durant le projet… par manque de temps…. En se fiant sur nos expériences passées… nous avons pris pour acquis que certaines validations en atelier chez nos artisans n’étaient pas requises… hors… les erreurs de dimensions et d’assemblages ont eu lieu… des erreurs bêtes qu’on ne soupçonnerait pas d’ordinaire… du type… la confirmation de la production des fenêtres n’ayant pas été donnée…. nous avons perdu 7 semaines dans les délais de livraison, ou encore… la couleur des cabinets de la cuisine n’était pas celle spécifée… etc… Un conseil… ne rien prendre pour acquis!

Couper les coins ronds…
Par grand moments de découragement…. lors que les factures s’accumulent… et que les délais s’étirent… la facilité nous ratrappe au galot… Ces décisions, prises souvent en période de crise, pour marquer un point, et passer un message maladroitement…. sont souvent presque toujours des erreurs qu’il faudra reprendre… au double du coût…. Ne tombez pas dans ce piège… comme nous l’avons fait… Nous avons du les corriger par la suite à grand frais une fois nos esprits plus clairs.

En conclusion…. le projet fut une très belle aventure… souvent difficile… Notre couple en a souffert par moment… les stress financiers, opérationnels, les prises de décisions difficiles, la fatigue accumulée… c’est un cliché… mais c’est inévitable. Qu’on se le dise… le jeu, si la stratégie est bien pensée, en vaudra assurément la chandelle!

Bonnes rénos!

Maxime et Richard

http://photos.cyberpresse.ca/montoit/3-241/habitation/jolie-residence-de-westmount/?unique=1307703960177849#enVedette/0/recherche/Rechercher%20un%20album/0/onglets/3/27/album/241/3780/

Et pourquoi donc?

mars 16, 2009

La question est lancée… pourquoi avoir créé un blog sur tout ce qui touche l’habitat?

Tout simplement pour partager nos expériences sans trop se prendre au sérieux, de ventilier nos frustatrions et nos états d’âmes, et le cas échéant, vous faire profiter de certains petits trucs du métier…

Mais qui sont Messieurs Bricole? Eh bien c’est avant tout un couple formé d’un designer (Richard Ouellette) et d’un achitecte (Maxime Vandal), tous deux entrepreneurs en construction.  Ils s’intéressent aux projets complexes, restoration historique, résidences de prestige, projets d’intérieurs ou encore d’aménagement paysager. Leur entreprise, LES ENSEMBLIERS, compte une équipe d’une quinzaine de professionels de l’industrie de construction (designers, architectes, architectes de paysage, ingénieurs, comptables, etc…) LES ENSEMBLIERS travaillent présentement sur différents projets majeurs dont nous vous ferons part, selon l’intérêt que vous manifesterez sur ce blog.

Nous venons de débuter un projet de rénovation majeure d’unne maison historique située à Westmount, notre maison! Cette maison fut l’objet d’un article du Westmount Independant cette semaine. Il sagit du 70 Rosemount Crescent.

A suivre!

M+R

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